samedi 19 décembre 2009
Quand une blonde répond à des questions
Vous avez en tête l'image des miss répondre aux questions de Jean-Pierre Foucault pendant l'élection de Miss France ? Vous savez, la Miss qui répond une phrase bateau répétée et apprise par cœur 800 fois pour ne pas se tromper au moment du direct sous le coup du stress...
Oh, la bonne tête de vainqueur...
Transposez cette image pour un oral de concours (au hasard comme ça, celui que je viens de passer) :
Présentez-vous : "je travaille dans le monde des bibliothèques mais quand je serais grande, je voudrais travailler dans l'humanitaire"
Définissez un ex-libris : "c'est une émission littéraire avec PPDA"
Comment voyez-vous la bibliothèque dans 10 ou 20 ans ? "Avec du personnel âgé"
Quel est votre dernier livre lu ? "Télé-loisirs"
Définissez le web 2.0 : "par exemple, Hellocoton"
A vous de trouver si j'ai vraiment répondu ça ;-) En tout cas, le jury a trouvé que je ne méritais pas ce poste...
Mais je peux le dire maintenant que les résultats sont tombés : je ne veux pas travailler dans le réseau des bibliothèques de la Ville de Paris (ça tombe bien, ils ne veulent pas de moi). Je suis persuadée que "quand on veut, on peut" mais aussi "quand on ne veut pas, on peut". Ça me rappelle des entretiens pour des boulots pas très enviables où je ne mettais pas de volonté (ou quand j'en mettais, elle était mauvaise) pour foirer mon entretien. Et ça fonctionnait !
Bref, je n'aime ni les bibliothèques municipales ni Paris (pfffiou, j'ai eu un mal fou à trouver des arguments à cette question "pourquoi postulez-vous ?"). J'ai participé à ce concours uniquement dans le but d'un entrainement. Bon, pas de chance car le concours est réformé l'année prochaine, mais c'était bien tenté, non ? Et promis, j'arrête de m'inscrire au concours organisé par la Mairie de Paris, ce serait dommage de le réussir ;-)

vendredi 30 octobre 2009
Cinq (bonnes) raisons pour relever la tête
Les résultats sont tombés hier : je ne suis pas admise au concours (même pas sur la liste complémentaire, rhôôô) mais j'essaie de trouver quelques raisons (plus ou moins valables) pour continuer à avancer :
1) Je n'aime pas travailler avec les enfants : statistiquement, les morveux enfants fréquentent plus les bibliothèques municipales que les bibliothèques universitaires (dans les BU, ils sont appelés "étudiants")(parfois, ils sont autant relou)(comme les vieux, mais c'est un autre problème)
2) Paris, c'est bien, mais quand on veut travailler en Province, c'est tout de suite moins bien. Parce que, vous savez quoi (et ça va en étonner plus d'un)(ou pas), il n'y a pas de bibliothèques du réseau de la Mairie de Paris en Province, c'est dingue, non ? (Bertrand D., si tu pouvais arranger ça d'ailleurs...)
3) Quand on apprend une mauvaise nouvelle, on peut manger gras, sucré et salé sans qu'on nous fasse de réflexions politiquement correctes. Je me suis donc fait plaisir, sans scrupules, en déjeunant au McDo (tout n'est pas parfait, le coca était indisponible au moment de la commande ; du coup, j'ai pris un Sundae caramel pour combler le manque de sucré) et avaler le pot de Nutella à la petite cuillère (et pis, ça me fait un verre en plus dans mon placard).
4) Je dépense plein de sous dans les magasins de fringues, de livres, d'accessoires, de déco... (j'en passe et des meilleures). 7 semaines sans achats (ou presque), j'ai du pain sur la planche pour tout rattraper !
5) Une déception me fait toujours remettre plus ou moins en question. Du coup, je fais le plein de projets : envie de voyages, de sorties entre copines, d'une nouvelle coupe de cheveux, d'être créative. Bref, mon cerveau pense à autre chose et c'est déjà pas mal.
On se console comme on peut... Je vais enfin pouvoir reprendre une activité normale. La bonne nouvelle, c'est que je suis de retour à plein temps dans la blogosphère ;-) A très vite !

jeudi 29 octobre 2009
Comment je m'habille pour l'oral ?
C'était la question qui revenait le plus souvent dans ma tête quand je pensais à cet oral (bien avant la question "vais-je réussir ?"). L'oral avait lieu le matin mais je comptais bien profiter de ma journée de congé pour faire du shopping dans le quartier (hiiiiiiii, la rue de Rivoli et les Halles). Par contre, j'avais oublié que c'étaient les vacances scolaires :-(
Du coup, il me fallait des vêtements cosy et citadin (même Etam Rivoli sépare les 2). J'ai trouvé les vêtements mais les chaussures, c'était pas ça. J'ai privilégié le côté distingué plutôt que le côté confortable. Grave erreur. Mes pieds s'en souviennent encore à l'heure où vous lisez ces quelques lignes : ils n'ont toujours pas repris leur forme originale malgré le bain qu'ils ont pris devant les 4 épisodes de Grey's anatomy (pour une fois qu'il n'y avait pas foot).
Pourtant j'aurais bien acheté des nouvelles chaussures car à Bata, c'est la fête aux promos en ce moment. Mais je n'ai pas trouvé chaussures à mon pied, je n'ai trouvé qu'un sac et une écharpe. Rose évidemment. Parce que le rose, c'est la vie. Et tant qu'il y a de la vie, y a de l'espoir ! (on se motive comme on peut : les résultats sont aujourd'hui)

lundi 5 octobre 2009
J'ai peut-être trouvé...
Aujourd'hui, j'étais à mon 26e concours écrit (je crois que le web m'influence, j'avais envie de mettre des smileys partout dans ma copie)(bizarrement quand on est au boulot un lundi matin, le temps ne passe pas... Et là, 3h + 3h passent à une vitesse...)(il fallait être sacrément motivé pour être à 8h30 devant un hangar en face du cimetière sous la pluie : du coup, on était qu'une centaine !)
Bref. Depuis le temps que je passe des concours, je cherche le goûter idéal pour pouvoir grignoter pendant les épreuves. Et l'autre jour, en traînant dans mon rayon préféré (gâteaux et autre cochonneries sucrées), je suis tombée sur une nouveauté :
Et c'est pile ce que je recherchais : facile à transporter (histoire que ça ne fonde pas dans le sac), goût chocolat (un peu de force que diable), ne s'émiette pas (j'ai tendance à en mettre partout), ça ne fait pas de bruit quand on ouvre le sachet. Que demander de plus ? Que ce soit bon ? Et ben, ça l'est ! Argh, j'adore le giant stick de BN !
Et vous, vous prenez quoi comme goûter à emporter ?

jeudi 18 juin 2009
Ecrits n°23 et 24
Pffff... C'est déjà mon 23e et 24e écrits de concours en 5 ans et pas un qui ne se ressemble ! Pourtant, j'ai mes petites habitudes, je n'avais pas oublié mes kinder (une surveillante m'a d'ailleurs repéré "vous avez fait vos réserves !" en voyant mes 16 bâtonnets de Kinder Chocolat) (en moyenne, je gobais 1 bâtonnet toutes les 30 minutes pendant mon brouillon et un par sous-parties quand je rédigeais), ni ma trousse contrairement à une candidate qui est venue me réclammer un stylo car elle avait oublié la sienne (du moment qu'elle ne me demande pas mes Kinder...). Les surveillants sont les mêmes et répètent invariablement la même chose : "éteignez vos portables... arrêtez d'écrire... répondez au questionnaire rose sur vos copies roses... qui veut une attestation ?..."
On voit toujours les mêmes têtes : c'est normal, on se ressemble tous ;-) style classique, jean et converses ! C'est peut-être pour cela que la Mairie de Paris avait envoyé un photographe dans la salle : si ça se trouve, sur la page d'accueil des concours de la Mairie de Paris, on verra mon dos (et mes Kinder) : quel honneur ! Souvent, j'arrive en avance et je me transforme en radar : je scanne toutes les têtes, j'enregistre dans ma base de données mon cerveau et je cherche qui ils sont :
des collègues ?
des anciens collègues ?
croisés à une formation ?
croisés à un concours ?
un lecteur de la Bibe ?
croisés au supermarché du coin ? (des fois, mes "champs de renseignement" se mélangent)
lecteurs de mon blog (grâce à mes stats et à quelques commentaires sur ce blog, je sais que vous êtes plusieurs à vous être demandés "sujets admissibilité technicien d'information documentaire 2008")
Je repère les petits nouveaux venus avec une amie ou un parent (tiens, on se croirait à la rentrée des classes quelques années plus tôt), qui demande au surveillant si son en-tête est bien remplie (rooo, du moment où il y a ton nom, ton prénom et ton numéro de candidat, tu ne me vas pas me saoûler...) et qui a un plan pour se repérer dans Jussieu (c'est comme ça qu'on peut les différencier des vrais étudiants) (moi, j'en n'avais pas car j'avais repéré les lieux l'année dernière) (ils ont raison, on peut facilement se perdre à Jussieu) (surtout quand les affiches qui sont supposées diriger le candidat dans le fac sont posées quand tous les candidats ont déjà trouvé la salle) (haha, j'aime bien les parenthèses) (bon, j'arrête). Je suis blasée ;-)
On pourrait faire une étude sociologique sur les moyens de se sustenter pendant des épreuves écrites : beaucoup de bouteilles d'eau (toutes les marques et toutes les tailles, on n'est pas sectaire), quelques cannettes (le bruit d'ouverture est facilement reconnaissable à l'oreille : c'est avec ce bruit que je "choppe" mes lecteurs à la Bibe qui veulent boire leur Coca dans la salle de lecture), des Kinder donc, des balisto et autres goûters au chocolat. Et comme tout concours passé avec Copine, ça s'est fini dans un petit bistrot avec steak-frites (mais quel steak-frites, hummmmm).
Quant aux sujets, j'avais révisé les publics en bibliothèque et le web 2.0 et c'est tombé sur le prix Goncourt 2008 (rooo, la honte, je ne le savais même pas, rooo, double honte, j'ai mis Houellebecq, rooo, triple honte, je l'ai mal orthographié)(et vous, vous savez qui c'est le dernier prix Goncourt sans regarder dans Google ?) et la définition de l'indexation : plutôt traditionnel comme questionnaires. Mais qui surfent sur la vague de l'actualité avec un extrait d'un blog bibliothéconomique et sur les dernières élections au PS. A un moment, j'ai cru que je m'étais trompé dans mon inscription au concours : j'ai bien mis option bibliothécaire... Pourquoi les questions portent sur la paléonthologie ? Peut-être que c'est la porte d'à côté... Ah non, on a le choix du questionnaire ! Ouf ! Et comme au Museum, ils sont écolos, un sujet chacun recto-verso. Mais on fait comment pour distribuer les sujets face cachée puisqu'il n'y a pas de face cachée ?
Sinon, on a eu le droit à une belle chute d'une suveillante descendant les escaliers de l'amphi : vous voyez Odile Deray se gameler dans les escaliers dans la Cité de la Peur ? Et ben, pareil : elle s'est relevée, a lancé un "c'est pour vous détendre" et repartie en boitillant distribuer les copies... Le sens du service public ;-) Il aurait fallu le photographe du concours de la veille pour immortaliser ça !
Petite pause estivale et on y retourne en octobre !
mardi 5 mai 2009
Vous êtes une grosse buse !
Dîtes, au ministère, il y a plus classe pour annoncer les choses : c'est limite si ça ne clignote pas avec un fond sonore d'un jeu télé qui nous annonce qu'on a perdu 100 000 €.
Sympa comme rentrée de week-end...
A venir cette semaine sur ce blog, plein de notes spéciales coupe de France de football. Ben oui, autant rentabiliser mon week-end en Bretagne...
vendredi 27 février 2009
dernier concours état de l'année
Deuxième concours à Arcueil en moins d'un mois, je commence à avoir mes habitudes là-bas ! Je sais à quelle heure il faut que je me lève (dur le réveil à 5h30), quel train prendre (au cas où si des trains seraient supprimés, et ce fût le cas !), où se donner rendez-vous avec Copine (devant le Relay des Halles), quel chemin prendre pour se rendre dans le bon bâtiment ("pas la peine de nous montrer, on sait y aller" nous au videur de la boîte au gars de la sécurité)...
Donc, aujourd'hui, c'était le concours de BAS (Bibliothécaire Adjoint Spécialisé, pour les non-initiées), le concours que je prépare depuis des mois avec Copine. C'est un concours catégorie B et réservé aux titulaires du DUT documentation ou métiers du livre (en externe) : il y a peu de candidats (par rapport à bibliothécaire par exemple) et les épreuves sont très techniques et professionnelles. Donc, en bossant bien, on peut avoir des chances d'être admissible.
En arrivant sur les lieux du crime de l'examen 20 minutes avant le début des épreuves, on s'étonne qu'il n'y a pas grand monde et les surveillants aussi. Nous, ça nous arrange : plus il y a d'absence de candidats, plus on aura de la chance d'être admissible ! En fait, plusieurs candidats avaient pris le côté obscur de l'escalier qui était fermé et ne s'inquiétait pas de la porte qui ne s'ouvrait pas à 15 minutes du début des épreuves... Heureusement qu'ils sont arrivés à temps car on se serait sentie un peu seule dans la salle : en tout, on était une trentaine sur les 130 attendus ! Et d'après les rumeurs, c'était la même chose dans l'autre salle. Et quand j'ai su combien il y avait de postes proposés (39 postes externes au niveau national : le surveillant était déçu du chiffre alors que normalement ça n'excède pas une dizaine de postes !) , j'étais encore plus motivée à réussir ! Quand j'ai vu le sujet, j'ai fait ce que j'ai pu mais c'est pas gagné...
Pour déjeuner (parce qu'on va au concours pour découvrir les bistrots du coin et bien manger), on n'a pas réitéré le bistrot beauf ambiance "comme à la campagne" mais plutôt bistro chic de l'autre côté du centre. On a bien mangé, on a bien discuté, les tenanciers étaient bien sympa (90 % de leur clientèle vient de la maison des examens !) mais je n'ai toujours pas compris comment fonctionnait leurs toilettes !
L'après-midi était consacré à la rédaction de notices où le recueil de normes est indispensable. On peut éliminer les personnes qui n'ont pas leur recueil (je ne sais pas comment c'est possible de réussir des notices sans normes...) + celles qui viennent qu'à l'épreuve de l'après-midi (je ne sais pas comment c'est possible de laisser rentrer ces personnes...) + celles qui n'ont pas les bonnes normes (je ne sais pas comment c'est possible de les laisser concourir...). J'avais un peu la pression car au dernier concours, j'ai eu 18 aux notices (j'ai eu 5 à la compo, ça compense !) donc j'aimerais bien refaire pareil exploit ! Réponse fin avril... En attendant, je vais me désintoxiquer avant de reprendre doucement pour le prochain concours en juin !
PS : si toi aussi tu es ici parce que tu as googlisé "je suis intelligente mais je rate tous les concours", bienvenue au club !
vendredi 23 janvier 2009
Bon week-end...
Mon week-end commence bien en tout cas. J'ai passé ma journée à traîner ma fatigue (et même à m'écrouler comme une masse dans le train... j'espère que j'ai pas trop ronflé !) l'ouverture de mon courrier m'a tout à coup réveillé :
1) J'ai reçu ma carte de fonctionnaire ! Ça y est, c'est officiel ! Ma carte d'identité professionnelle est valable jusqu'au 31 août 2012 (j'ignorais qu'il y avait d'une date de péremption...). Enfin, presque parce que la personne qui a tapé mon adresse s'est plantée ("habite à : 91000 Essonne" Essonne, ce n'est pas une ville, c'est un département !!!!!) : c'est bien une fonctionnaire qui a fait ma carte !
2) J'ai reçu mes notes de BAS (Bibliothécaire adjoint spécialisé) de la Mairie de Paris, passé en décembre dernier. Et j'ai eu 18 à la rédaction de notices ! C'est tellement une bonne note que j'ai du mal à croire que c'est sur 20 ! Et vous vous demandez pourquoi je n'ai pas été admissible ? C'est simple, il me manque 4 points pour aller à l'oral à cause de ma note à la compo : j'ai eu 5 ! C'est tellement une mauvaise note que j'ai du mal à croire que c'est sur 20 !!!!! Bon, je sais ce qu'il me reste à faire pour réussir BAS Etat fin février...
3) En parlant de concours, j'en ai gagné un ! Celui qu'organise les paresseuses chaque semaine. Chaque semaine, je tente ma chance (sauf quand j'ai déjà le guide) et aucun résultat. Et aujourd'hui, j'ai reçu mon petit guide directement dans ma boîte aux lettres sans être prévenue : la véritable surprise, j'adore ! Ce week-end, je vais pouvoir entammer mon dixième petit guide des paresseuses : les paresseuses changent de vie.
J'adore quand les week-ends commencent bien...
mardi 9 décembre 2008
concours BAS (Mairie de Paris)
Que celui (ou celle) qui n'a jamais passé un concours organisé par la Mairie de Paris... a bien raison de ne pas en passer ! Les pires souvenirs de concours écrits sont ceux de la Mairie de Paris.
Ca commence avec l'inscription où la date indiquée est souvent pas la bonne : "concours ouverts à partir du 10 novembre" se transforme sur la convocation en "les épreuves se dérouleront le lundi 8 décembre". Ensuite, l'heure de convocation n'est pas l'heure où l'épreuve commence ni l'heure de la demi-heure réglementaire mais l'heure de l'ouverture des portes ! Et il vaut mieux ne pas être en retard et attendre bien sagement devant les portes (sans abri pour se mettre au chaud) car ils ferment les portes 10 minutes après pour commencer l'épreuve 5 minutes plus tard. Autant mettre sur la convoc l'heure de démarrage de l'épreuve. Sinon, j'ai l'impression de recevoir la convocation des surveillants !
Bref, comme je commence à m'habituer à cette organisation, j'ai pris un train plus tôt au cas où qu'il y aurait des problèmes sur le RER D. Et j'ai mal ciblé : c'est sur la ligne 1 que ça a planté (coupure d'électricité volontaire car "accident de personne"). Heureusement que je n'avais qu'une station qui me séparait de ma correspondance donc c'est parti pour 15 minutes de marche dans le froid ! Et comme j'avais pris beaucoup d'avance, je suis arrivée 20 minutes avant l'ouverture des portes (je connaissais les lieux donc je me suis repérée assez vite). Apparement, tout le monde ne connaît pas l'astuce "on ouvre les portes à 8h30 et non pas on commence l'épreuve à 8h30 donc venez à 8h" ;-)
Je retrouve ma copine des concours et on se réchauffe comme on peut. Les portes s'ouvrent à 8h32 et quand on est au niveau de la vérification de la convocation (qui aurait envie de passer un concours juste pour le plaisir ?), je m'étonne qu'on s'installe par numéro de table. Aux trois derniers concours, je me suis toujours placée à côté de mes copines malgré notre différence de noms. Et le surveillant entend ma remarque et nie ce que je dis. Il ne va pas me contredire alors que j'ai raison quand même ? Bref, on s'installe à nos numéros. J'ai mon petit rituel pour placer mes objets sur la petite table : des kinder bueno (offerts pour mon départ), une bouteille d'eau, deux stylos (arrrh, j'ai oublié un t-pex), ma convoc et ma pièce d'identité, un paquet de mouchoirs (il y a pas mal de courants d'air dans les grands hangars). Fermeture des portes. Et là, on nous demande nous re-déplacer pour boucher les trous : ça va qu'on n'était pas 500 (on était environ 70) ! Ce n'était pas plus simple de faire comme d'habitude : tout le monde s'installe par ordre d'arrivée ? Donc, j'ai dû déménager ma table : je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas en laisser en route...
Pendant la première épreuve (composition), je mets un bon quart d'heure pour me concentrer car le fait d'avoir été contrainte à déménager, m'a rendu grognon (c'est aussi le peu de sommeil...) et que les surveillants mettaient huit plombes à nous compter (surtout en reniflant ses glaires). En plus, en marchant dans les allées, ils créaient des courants d'air froids ! D'ailleurs, c'est marrant d'observer les tenues des candidats (surtout des candidates dans ce genre de concours) : l'écharpe bien épaisse a gagné les faveurs dans la salle. Par contre, les surveillants des concours de la mairie de Paris, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux : j'ai vu un candidat aller aux toilettes pendant la première heure avec son sac. C'est plutôt dans le genre cool car il y a 2 ans, le candidat devant moi a pu téléphoner (ou écouter son répondeur, je ne sais pas trop) pendant l'épreuve alors qu'il était assis et que les surveillants étaient à 3-4 mètres...
Après cette première épreuve (j'avais fini avant mais j'attendais bien au chaud pour ne pas affronter le froid), on n'avait qu'une heure pour manger (encore une étrangeté dans ce concours) donc pas de brasserie possible. On s'est rattrapée avec une boulangerie qui servait chaud et on s'est posée dans le hall d'un immeuble. On était bien contente quand les portes se sont ouvertes pour commencer la deuxième épreuve (catalogage). Pour cette épreuve, on peut s'aider des normes et on nous avait même autorisé à prendre la norme sur le catalogage des documents musicaux (pour info, les documents musicaux ne sont pas étudiés pendant les formations aux concours et ça ne tombent jamais). Sauf que là, on nous la demandait et comme je ne la connaissais pas et qu'elle est introuvable en bibliothèque (ne comptez pas sur moi pour acheter une norme qui coûte dans les 30 € pour ne servir qu'une fois), je ne l'avais pas. D'ailleurs ils n'étaient pas beaucoup à l'avoir et ils devaient s'en mordre les doigts quand ils ont lu les sujets : on n'en a pas eu besoin ! Et les surveillants doivent vérifier si on a les bonnes normes car contrairement au concours d'Etat, seul le recueil de normes est autorisé donc tous ceux qui avaient apporté les normes trouvées sur le site de la BNF ont un peu râlé ! Non, décidemment, les concours de la mairie de Paris sont un monde à part !
Après toutes ces épreuves, comme on n'avait pas eu le droit à notre petit rituel de concours (un petit resto pour se motiver pour les épreuves de l'après-midi), on s'est vengé et on a fait les magasins (bien au chaud, aux Halles, pas folles les guêpes) pour décompresser ! En fait, il n'y a vraiment que cette partie de la journée que j'ai préféré ! Et puis, c'était plus un entraînement au VRAI concours (celui d'Etat en mars). Ca y est, c'est fini pour cette année : à dans 2 mois !
PS : Les épreuves sont là !
mercredi 17 septembre 2008
Mes astuces pour un oral de concours
Comme me demande la foule en délire depuis quelques jours, je vais vous révéler en exclu mondiale mes petits trucs pour réussir un bon oral de concours de la filière bibliothèque (enfin bon, moi je dis ça, mais je n'en ai réussi aucun à ce jour avec cette méthode alors si vous aimez le risque...). Je n'ai passé que des concours d'Etat et niveaux B et C mais je pense que la forme du discours reste la même néanmoins pour tous les concours.
Sur la forme :
Il faut se mettre dans l'esprit que les membres du jury sont des futurs collègues. C'est vrai que ça peut paraître impressionnant quand on a 5 jurés voir plus, en face de soi ! Mais ils se demandent si on est "compatible" avec eux. L'entretien devient donc un dialogue et le candidat doit défendre sa position et ne doit pas douter (le plus rageant, c'est quand on est sûr de sa réponse et un des jurés est lui aussi sûr de sa réponse, contraire à la notre... mais qui a raison ?). Il faut faire preuve d'assurance tout en évitant d'être trop arrogant. Pendant l'entretien, il faut être combatif, penser qu'on est la (le) meilleur(e) et qu'on peut le faire ("sur un malentendu, ça peut toujours marcher"), sourire pour montrer qu'on est content d'être là mais sans forcer sinon on passe pour une blonde.
Pour la tenue vestimentaire, il faut être à l'aise dans ses vêtements (ne pas mettre une jupe juste parce que ça fait bien alors que vous n'en portez que pour les grandes fêtes de famille - même pour les fêtes de famille, vous n'êtes pas à l'aise avec cette jupe !) mais sans porter un style trop décontract' (la mode streetwear, je trouve ça moyen surtout si vous venez avec vos baskets, utilisés une heure plus tôt pour évacuer le stress). Evitez aussi de tester un nouveau médoc "pour calmer le stress" comme vous l'aurez conseillé un collègue qui marche très bien sur lui : on ne sait jamais, ce serait dommage de s'endormir pendant l'entretien !
Sur le fond :
Quand on nous pose une question, il faut prendre le temps de construire sa réponse, puis répondre clairement et précisément à la question posée : mettre plein d'exemples concrets (c'est bien de connaître d'autres bibliothèques et si c'est possible, de visiter différentes bibliothèques) et faire référence à ce qu'on côtoie au quotidien (par exemple, si on travaille dans une bibliothèque, partir d'un cas en général et relier à votre travail au quotidien). A la fin d'une journée, il faut que le jury se souvienne de nous mais positivement j'entends bien (parce que si vous rotez ou vous insultez le jury, je suis sûre qu'il se souviendra de vous mais je ne suis vraiment pas persuadée que ce soit une bonne chose ! Après, vous faites ce que vous voulez...) donc votre discours doit mettre en valeur quelque chose de particulier, qui pourrait retenir l'attention du jury (pour qu'ils se disent quand ils font leur débrief : "ah oui, c'est elle qui aime la chick-litt...").
Les questions qui reviennent le plus souvent sont des questions liées au discours (d'où l'importance d'en dire un peu car il faut tenir 10 minutes mais pas beaucoup pour tendre des perches au jury afin de l'amener sur des terrains que vous maîtrisez), à la culture bibliothéconomique (ne pas se limiter au poste mais élargir aux autres fonctions publiques, aux missions des autres catégories...) et en relation avec le profil du poste (les missions et l'établissement si on le connaît, d'où l'importance de bien connaître l'environnement et le travail au quotidien du poste qu'on convoite). Il faut se préparer à l'avance sur des questions qui vont forcément tomber vu votre parcours : par exemple, (complètement par hasard) vous avez fait vos études/ travaillez à l'étranger dans une bibliothèque, on vous demandera "quelles sont les différences entre ces deux pays ?" (du point de vue bibliothéconomique bien sûr, parce que le jury s'en moque de savoir qu'en Finlande on mange beaucoup moins de viande qu'en France mais qu'il fait nuit plus tôt en hiver, bien que ce soit intéressant du point de vue sociologique). Je n'ai jamais eu de questions embarrassantes mais ça doit exister (surtout dans la catégorie A). Le jury est surtout là pour écouter les candidats : ce sont des futurs collègues et non pas des futurs concurrents. Bien sûr, il faut bien connaître son environnement car le jury peut insister sur un domaine où il voit que vous ne maîtrisez pas assez (c'est assez fourbe un jury).
J'ai un plan pour mon discours prédéfini : pour son discours, il faut bien connaître son plan et non pas, les phrases (donc ne pas rédiger son plan) : comme ça, quand on a un trou de mémoire, on peut se raccrocher à une idée et non pas à un groupe de mots. Je me présente je m'appelle Henri, j'voudrais bien réussir ma vie, être aimééééééééé (nom, âge, métier actuel) et j'annonce mon plan (10 %). Ma première partie (30 %) porte sur mon parcours professionnel et ma seconde partie sur mes fonctions actuelles dans ma bibliothèque (40 %). Je finis sur mes motivations (20 %). Après, ça dépend de votre CV et sur l'emploi que vous postulez (ça peut être en 3 parties si vous avez pas mal de bagages derrière vous). Mettez en valeur les fonctions que vous avez faites et qui seront utiles pour votre prochain poste.
Voilà pour ces petites astuces, j'espère qu'elles vous seront utiles (je pense notamment à Nalya). Si quelqu'un a d'autres conseils, soyez le bienvenu !


















