mardi 25 novembre 2008
La commission du récolement

photo de Raymond Rossignol, deuxième prix du concours 2008 d'Archimag
Ca m'a bien fait marrer ce week-end en entendant les journalistes parler du récolement. C'était du genre, "je vais vous apprendre un nouveau mot : R-E-C-O-L-E-M-E-N-T" (un peu comme en décembre 2004 où on nous a bassiné avec la définition d'un tsunami). Sauf que ceux qui travaillent en bibliothèque (ou qui préparent les concours) savent ce que c'est un récolement. D'après les annales du concours de magasinier en chef des bibliothèques de Jérôme Brunet (Vuibert, 2004), "un récolement est un inventaire du fonds d'une bibliothèque. Lors de cette activité (follement passionnante), généralement annuelle (surtout l'été), on vérifie la présence des ouvrages sur les rayons (ils sont tous là ? Bon, on va prendre un café alors...)".
Si on le transpose au PS, ça donne : "un récolement est un inventaire des votes. Lors de cette activité, généralement exceptionnel, on vérifie la présence de tous les bulletins de vote".
Par contre, pour désigner un gagnant (ou là, une gagnante), il faudrait que le PS crée une commission de désherbage ! Mais ça, c'est un autre problème...
jeudi 20 mars 2008
J'ai envie de vomir...
Je ne comprends pas la politique de Sarko en ce moment...Tout d'abord, le remaniement ministériel. L'année dernière, Sarko avait écarté les membres du gouvernement qui ne seraient pas élus comme député. On peut comprendre cette logique, qui serait que le gouvernement est élu démocratiquement, donc proche du peuple. C'était le cas, l'année dernière lors des législatives avec le cas Juppé : vu qu'il n'a pas été élu député, il a été viré du gouvernement. Or, pour le cas des municipales, c'est l'effet inverse : celui qui se présente aux municipales gardera son poste quoiqu'il arrive au gouvernement. Je veux bien comprendre que Sarko & co sentaient que le vent était en train de tourner, mais qu'ils gardent une logique : soit les perdants partent, soit tout le monde reste. Mais ce n'est pas le cas... Les perdants arrivent et les gagnants partent.
Par exemple, une perdante qui arrive au gouvernement, je peux citer Nadine Morano. Au début de la campagne présidentielle, elle était très présente dans les médias pour faire "la promo" de son candidat favori. Mais l'équipe de Sarkozy s'est vite rendu compte qu'elle nuisait à son image. Alors elle a disparu... aujourd'hui elle réapparaît dans le nouveau gouvernement alors qu'elle a perdu à l'élection du maire de Toul. L'apogée de sa médiatisation est arrivée l'année dernière, lors de l'émission Le grand journal (Canal +) où elle était invitée avec Arnaud Montebourg : ce dernier a fait une gaffe ("le seul défaut de Ségolène est son mari") et Nadine Morano a tout de suite deviné l'ampleur de la gaffe et a contribué la diffusion à la sphère politico-médiatique. Mais c'est le début de sa chute et de son retrait car, dans cet épisode, elle apparaît comme la caricature d'une personne politique ancienne génération : elle profite de la situation d'abaisser son adversaire pour mieux se redresser, limite "vous avez vu, c'est lui le méchant et c'est nous les gentils". Bref, ce sont ces personnes là qui me font détester la politique, tellement cloisonnées dans leur parti qu'ils ne voient pas les bonnes idées des autres. Je pense qu'à cette époque-là, l'UMP a compris que Morano n'entrait plus dans leurs idées, ce parti qui voulait incarner le changement. Donc, vous comprendrez bien ma déception et mon écoeurement quand Sarkoco la rappelle dans son gouvernement. En plus, secrétariat à la famille... Vraiment un retour aux traditions ! Le président avait voulu faire une ouverture lors du premier gouvernement. Il a dû se rendre compte qu'il fallait revenir à la droite que les partisans de l'UMP aiment et donc faire revenir Nadine Morano.
Ben moi, je vais aller vomir et espérer des jours meilleurs...
dimanche 16 mars 2008
Pour une reprise progressive...
Parce que le dimanche soir, on sait déjà qu'on est déjà un peu lundi matin, je vous offre deux images humoristiques pour commencer la semaine de bonne humeur. Et ce soir, en ce dimanche électoral, je vous propose deux images spécial Sarko :
La ressemblance est flagrante, non ?????
No comment !
J'adore !!!!!! Bonne semaine...
mardi 11 mars 2008
Elections municipales 2008
Cette élection municipale ne m'a pas passionnée cette année pour plusieurs raisons : impression qu'il y avait qu'une seule liste qui se présentait, celle du maire sortant (peu de matracage de tracts d'opposants à la gare ; un membre de la liste du maire sortant a même fait du porte-à-porte); j'ai pris connaissance des listes 2 jours avant le jour du vote ; pas vraiment d'enjeu. Car le maire sortant est Manuel Valls, député-maire PS qui passe bien (et souvent) à la télé : pas de réel opposant, climat favorable à l'opposition et mairie appartenant aux socialistes depuis 31 ans.
Je reçois vendredi les professions de foi des candidats (et une lettre personnalisée de l'UMP m'invitant à un débat qui a... eu lieu la veille) :
Evry, un avenir pour chacun (PS, Manuel Valls) : photo du beau gosse, 10 engagements et les personnes qui soutiennent Valls : surtout ceux de la liste mais aussi le président du comité de soutien de Manuel Valls, Jean-Claude Drouot ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est celui qui jouait Thierry la Fronde dans les 60's (il a sacrément changé : ils auraient dû mettre sa photo des 60's). C'est le seule "star" qui habite Evry !
Osez le changement (UMP, Francis Dominguez) : pas de programme, juste un discours pour dire que la politique de la gauche y en a marre et il faut que ça change (voilà un discours constructif...) et qu'il est atypique car il ne fait pas de la politique politicienne (ah ouais ? et critiquer l'opposition sans argumenter, ce n'est pas faire de la politique politicienne ?)
100 % à gauche (LCR, Francis Couvidat) : soutenu par Besancenot.
Vivons Evry (Modem/divers gauche, Joseph Nouvellon)
Dimanche, je vote vers 16 h et on me propose de participer au dépouillement. Donc je retourne au bureau de vote vers 20 h. Je suis déléguée à mettre des bâtons sur les listes. C'était la première fois que je participais à un dépouillement (et non un dépouillage comme j'ai entendu) et c'était plutôt sympa. Cela se termine assez rapidement. On se doute tous qu'il n'y aura pas de deuxième tour à Evry.
Effectivement, les résultats sont révélateurs:
Valls (PS) : 70,3 % (38 élus)
UMP : 13,9 % (3 élus)
LCR : 8,20 % (1 élu)
Modem : 7,6 % (1 élu)
Par contre, il y a eu 50 % d'abstention (il y aurait eu plus de participation si plusieurs candidats étaient connus localement).
C'est donc une continuité dans la politique locale. Je regrette cependant qu'aucune femme ni aucune personne issue des minorités visibles (si c'est pas politiquement correct) n'étaient représentées en tête de liste. Et pourtant, à Evry, il y a le choix. On peut se consoler avec notre maire qui est beau gosse, jeune (ou pas très vieux, selon les points de vue) et médiatique.
dimanche 10 février 2008
Président Bling-Bling
Extrait du petit journal actu de Yann Barthès (que j'adore !) montrant notre président tout excité par les choses qui brillent...
Tout Ce Qui Brille ...forumplus
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jeudi 13 octobre 2005
Quand les dictateurs étaient au pouvoir
Aujourd'hui je suis tombée (aïe, j'ai mal) par hasard (non pas totalement car mon boulot est quand même de "me taper" tous les textes juridiques parus entre 1850 et 1945) sur un texte de loi assez impressionnant :
"Loi concernant...
Saint-Cloud, le 27 juillet 1870
Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des français, à tous présents et à venir, salut.
Nous avons proposé, les Chambres ont adopté, nous avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et promulguons ce qui suit :
Article 1 : ...
Art. 2 : ...
Napoléon"
Bah ça si c'est pas du texte de bourin, j'y connais rien. Et devinez qui a repris un peu le même modèle pour le préambule de ses lois :
"Nous, Maréchal de France, chef de l'Etat français,
le conseil des ministres entendu,
décrétons :
...
Fait à Vichy, le 26 janvier 1942.
Ph. PETAIN"
Eh oui, les idées des personnes se remarquent autant par leurs décisions que par leurs écrits !






