Début décembre, ma copine Tiphèse avait lancé l'idée de se faire le réveillon avec un dîner-spectacle dans un casino. J'étais tout de suite d'accord, on n'en fait pas tous les jours (ni tous les ans) des réveillons comme ça.

lapins

 

Je suis arrivée mardi soir chez Tiphèse, son loup (dans la vraie vie, c'est JP) et ses deux lapines (Tram et Poune : je respecte leur anonymat), ravie de pouvoir me réchauffer dans leur grand appartement (il faisait quand même moins froid à Clermont qu'en Ile-De-France). Soirée tranquille à se boire de la Clairette (une bouteille à deux... pas suffisant !), à manger de la fondue au chocolat et à essayer de comprendre les règles du jeu de Bouc-Makers (il ne faut pas avoir trop bu pour comprendre qu'il faut d'un objectif en secret puis le réaliser en jetant les dés et ramassez le plus de moutons sans avoir trop de chiens ni de moutons noirs... Compris ?).

 

30_12

 

Le lendemain, jour de la Saint-Sylvestre, on avait quelques derniers achats vestimentaires à faire : direction Jules pour JP et un costume tout neuf. Le vendeur était bien sympa et nous a bien conseillé, enfin surtout JP car moi je buvais ses paroles. Direction Camaiëu pour un boléro et un collier et au moment de payer mon bijou, la vendeuse me refuse mon billet de 5 € car il est faux ! Arhhh, je vais tuer le vendeur de sandwich à Gare de Lyon ! C'est pas grave, la mission de l'après-midi va être d'essayer de le refiler à un autre magasin moins regardant. Nos courses continuent à Douglas pour un vernis bien sympathique : cette fois-ci, la vendeuse ne me reconnaît pas dans leur base de données, pourtant, j'ai bien leur carte de fidélité mais comme j'en n'ai pas près de chez moi, je ne m'en sers pas. Tiphèse cherche absolument une paire de chaussures et comme j'en ai déjà acheté 2 l'avant-veille, je peux la conseiller et très vite je doute de mes chaussures : elles ne me tiendront pas le pied, elles sont de mauvaises qualité... Bref, que des arguments qui me font regarder les chaussures pour moi ! Et comme on a les mêmes goûts, on se retrouve à acheter les mêmes chaussures avec une taille de différence ! J'arrive enfin à refiler mon billet de 5 € pourri à la caissière de Casino, beaucoup plus intéressée à surveiller les djeunes qui achètent des boissons alcoolisées qu'à l'argent. La soirée se prépare en mettant du vernis devant Sissi face à son destin et c'est parti pour une nuit de folie !

 

tenue

On arrive au casino de Royat sur les coups de 20h et on essaye de se trouver une place dans le parking du casino. Un voiture est devant nous et tous les passagers descendent. On est très étonné que la voiture soit garée en plein milieu de l'allée et on a le reflexe d'un Parisien (alors qu'aucun de nous 3 est Parisien), on klaxonne (mais avec la différence d'un Parisien, on n'insulte pas... enfin, pas encore). Le conducteur qui vient de se garer veut s'expliquer et nous prend tellement pour des débiles qu'il nous tutoie : "on se calme. Tu laisses ta voiture et il y a un voiturier qui te la gare. Pas la peine de s'énerver". Ce n'est pas tant le principe du voiturier qui nous a énervé (même si on n'est pas des habitués des lieux chics) mais c'est surtout la façon dont il nous a parlé. Passé cet épisode (le voiturier était beaucoup plus charmant) et donné nos vêtements au vestiaire, on nous installe à notre table assez près de la scène. Le dîner peut commencer : petit (minuscule, j'aurais dit) tartare de Saint-Jacques, mangue et citron vert (très bon) ; foie gras de canard entier au Saint-Emilion, épices douces, salade de musclun, huile de noisettes (pas touchée au foie gras mais je connais une végétarienne qui n'a pas fait comme moi...) ; dos de sandre et sa tulipe croustillante d'écrevisse, mijotée d'artichauts, tomates confites (très bon) ; trou normand (pas assez de digestif mais assez pour moi) ; pavé de biche aux airelles, poêlée Saint-Sylvestre, graines de sésame (un peu trop fort le goût de la biche) ; coque de tomate au chèvre et basilic, salade fine (dommage que je n'aime pas le chèvre...) ; dôme chocolat, griotte à l'essence d'orange, glace vanille (j'ai bien fait de m'être réservée pour ce dessert !) ; mignardises (petits chocolats exquis). Le tout arrosé de vin blanc, de vin rouge, une coupe de kir royal et une coupe de Champagne. Très digne d'un resto 3 étoiles.

repas

On ne peut pas dire la même chose pour le spectacle qu'on pourrait qualifier d'amateur.Tous les deux plats, c'était le spectacle qui commençait, ambiance cabaret : chants pour tous les goûts (tu es mon autre, born to be alive, le blues du businessman...) mais pas pour toutes les oreilles (le chanteur et la chanteuse avait beau faire tout ce qu'ils pouvaient, le son était médiocre) ; et danses représentant différentes cultures mais assez mal coordonnées avec les quatre danseuses, ce n'est faute d'avoir essayé avec le beau et très jeune (est-il majeur ?) danseur (oh ! mon Dieu, ses hanches !) qui, lui, y croyait à fond ! D'ailleurs, j'espère que le casino le paye bien, sinon, je ne voie pas d'autres raisons pourquoi il aurait quitté Montpellier... Et la dernière chose qui me fait penser à de l'amateurisme est le décompte du nouvel an. Ou plutôt l'absence de décompte. A 23h58, je me dis que c'est nickel au niveau timing car on a tous fini de manger la viande. Minuit, il ne se passe rien, je me dit que je dois être en avance. 00h02, il ne se passe toujours rien. Tout le public se regarde et quelques uns commencent à se souhaiter la bonne année. 00h04, on se souhaite la bonne année et c'est l'anarchie dans la salle. 00h06, les deux chanteurs du spectacle viennent sur scène pour nous souhaite les meilleurs voeux pour 2009 : ils s'excusent pour le contre-temps et nous souhaite une bonne santé (oui, parce que la moyenne d'âge de la salle est de 60 ans : à part nous, un couple de jeunes et 2-3 enfants, on se serait cru dans une maison de retraite). Si il y avait bien une séquence à ne pas rater dans la soirée, c'était bien celle là...

casino

 

La soirée se termine sur le coup des deux heures et comme on est dans un casino, on en profite pour découvrir les machines à sous. Quand je dis "on", c'est surtout Tiphèse qui l'a mauvaise car c'est grâce à ses sous qu'on a joué. On s'est très vite ennuyé (on s'est fait passé par des gros pecnos) et après avoir demandé conseil pour où aller en boîte à un gars du vestiaire, on s'est dirigé vers la 41e avenue (c'est le nom de la boîte, on n'a pas pris le jet pour aller à New-York !). On a fini la nuit dans cette boîte en remuant nos popotins sur de la musique des années 90. Couchés à 6h et levés vers 16h au plus tard, on s'est forcé à prendre l'air pour regarder les illuminations de la ville. Le soir, on s'est maté n'oubliez pas les paroles et on a commencé l'année moins bête que l'année dernière grâce aux paroles de "est-ce que tu viens pour les vacances ?" de David et Jonathan : tout le monde connaît le refrain mais les couplets sont pas la aussi "je suis un goéland en exil de sentiments". J'y ai réflechi toute la nuit ! Le lendemain, jour de départ, j'ai juste eu le temps de déjeuner à Chamalières dans la brasserie l'Olympic : j'adore leur cuisine faite maison, un peu moins la fleur d'oranger dans leur crèpe.

 


Découvrez David & Jonathan!

 

C'étaient quelques jours un peu court mais bien sympathiques !

clermont